| By: |
Nicolas B. Verger (DCU - Dublin City University [Dublin]);
Raffi Duymedjian (EESC-GEM - Grenoble Ecole de Management);
Vlad P Glăveanu (DCU - Dublin City University [Dublin]) |
| Abstract: |
Meritocracy is often discussed as an issue of distributive justice – that is,
as the fair allocation of resources. Capitalist organizations are frequently
structured around meritocracy, rewarding people hierarchically according to
their talent and hard work. Amid concerns that these organizations also
contribute to sustaining the ecological crisis, how does meritocracy
contribute to, or maintain, environmental damage? In this Connexion piece, we
explore this issue. Our analysis identifies a dominant system embedded within
capitalism, which we call the Meritocracy of Production. This system views the
world primarily as a collection of exploitable resources, rewarding
maximization, efficiency and innovative exploitation aimed at unlimited
outputs, often justifying extensive resource extraction with little regard for
socio-ecological consequences. By contrast, we discuss practices (e.g.
bricolage, upcycling, low-tech) that exemplify a Meritocracy of Preservation.
This alternative emphasizes sustainable co-existence and collective
robustness, valuing dignified, respectful and interdependent relations within
ecological and social environments. It rewards practices that sustainably
contribute to co-habitation and co-existence. We argue these two meritocratic
systems are ontologically equivalent, each offering distinct worldviews,
narratives and modes of engagement with the world. People and organizations
navigate tensions between these poles by borrowing discursive and
representational elements from both systems. While these elements
simultaneously influence everyday practices, capitalist organizations are
heavily skewed toward the Meritocracy of Production, placing little emphasis
on valuing efforts of dynamic preservation—that is, on amplifying the worth
and dignity of multiple things-in-the-world, not as a return to a pristine
past, but as their ongoing rearrangements to enable their cohabitation.
Recognizing this interplay highlights the need to shift towards greater
ecological balance and environmental responsibility. |
| Abstract: |
La méritocratie est souvent abordée comme une question de justice
distributive, c'est-à-dire comme une allocation équitable des ressources. Les
organisations capitalistes sont fréquemment structurées autour de la
méritocratie, récompensant les individus de manière hiérarchique en fonction
de leur talent et de leur travail. Alors que ces organisations sont également
mises en cause pour leur contribution au maintien de la crise écologique,
comment la méritocratie participe-t-elle aux dommages environnementaux, ou les
perpétue-t-elle ? Dans cet article de Connexion, nous explorons cette
question. Notre analyse met en évidence un système dominant inscrit dans le
capitalisme, que nous appelons la méritocratie de la production. Ce système
considère le monde avant tout comme un ensemble de ressources exploitables et
valorise la maximisation, l'efficacité et l'exploitation innovante orientées
vers une production illimitée, justifiant souvent une extraction intensive des
ressources sans réelle prise en compte des conséquences socio-écologiques. À
l'inverse, nous examinons des pratiques (par exemple le bricolage,
l'upcycling, le low-tech) qui illustrent une méritocratie de la préservation.
Cette alternative met l'accent sur une coexistence durable et une robustesse
collective, en valorisant des relations dignes, respectueuses et
interdépendantes au sein des environnements écologiques et sociaux. Elle
récompense les pratiques qui contribuent de manière durable à la cohabitation
et à la coexistence. Nous soutenons que ces deux systèmes méritocratiques sont
ontologiquement équivalents, chacun proposant des visions du monde, des récits
et des modes d'engagement distincts avec celui-ci. Les individus et les
organisations naviguent entre ces pôles en empruntant des éléments discursifs
et représentationnels à chacun des deux systèmes. Bien que ces éléments
influencent simultanément les pratiques quotidiennes, les organisations
capitalistes restent fortement orientées vers la méritocratie de la
production, accordant peu d'importance à la valorisation des efforts de
préservation dynamique — c'est-à-dire à l'amplification de la valeur et de la
dignité de multiples entités-au-monde, non pas comme un retour à un passé
pristine, mais comme des réagencements continus permettant leur cohabitation.
Reconnaître cette interaction met en lumière la nécessité d'un déplacement
vers un plus grand équilibre écologique et une responsabilité environnementale
accrue. |
| Keywords: |
Creative preservation, creativity, ecology, innovation, meritocracy, post-growth, resource, resourcification, sustainability ORCID iDs |
| Date: |
2025–07–13 |
| URL: |
https://d.repec.org/n?u=RePEc:hal:journl:hal-05422094 |